Pour commencer, les Esséniens ne sont pas des croyants aveugles, ils sont avant tout un peuple d’initiés, formés à la sagesse des anciens et de la Tradition.
C’est un peuple de mystiques, en quête d’expériences intimes et réelles avec le divin, par la prière, la méditation mais aussi par certains rites sacrés. Ce sont des mages conscients, qui ont parfaitement connaissance de l’existence d’autres réalités, des mondes invisibles, des esprits et des forces.
Ainsi, ils se distingueront du religieux traditionnel, qui se contentera d’un enseignement plus exotérique, plus en surface et destiné au peuple, en opposition à une école plus ésotérique, réservée aux initiés, bien qu’il existe une école exotérique essénienne, ce qui est généralement le travail des pasteurs.
Les prêtres étant destinés aux travaux magiques dans les temples et n’étant pas forcément connus du grand public.
L’un des principes fondamentaux de l’enseignement essénien repose sur le culte et la relation sacrée aux quatre éléments que sont le feu, l’air, l’eau et la terre.
Pour les Esséniens, l’élément feu et l’automne sont régis par l’Archange Michaël, tout comme l’élément de l’air et le printemps par l’Archange Raphaël, l’élément de l’eau et l’hiver par l’Archange Gabriel, et l’élément de la terre et l’été par l’Archange Ouriel.
Ce sont ici les quatre manifestations du visage de Dieu dans la nature, sur la terre comme « au ciel », car comme il existe un monde de la terre qui est le nôtre, il existe également un monde de l’eau lié aux forces, aux sentiments, aux émotions, mais aussi un monde de l’air, en relation avec la pensée, et un monde du feu de l’Esprit.
Bien évidemment, nous retrouvons l’ensemble de ces éléments dans tous les mondes et ce serait réducteur de le présenter ainsi, car l’eau, l’air et le feu sont également bien présents dans notre monde terrestre.
Il ne faut pas non plus imaginer ce que nous appelons le monde de l’eau comme de l’eau physique, ce sont des dimensions, des mondes réels et vivants. Nous parlons de manifestations, d’aspects, de courants.
Ces quatre éléments sont animés par les élémentaux, que l’on appelle également les esprits de la nature. Ainsi, les salamandres animent le feu, les sylphes l’air, les ondines l’eau et les gnomes la terre. Bien que l’Archange soit supérieur dans la hiérarchie, et que c’est donc lui qui gouverne ces éléments. Ainsi, l’Essénien passe par l’Archange, car il a le cœur pur et veut agir dans le sens de l’ordre cosmique et de la vie. En dédiant sa vie à l’enseignement des Archanges par l’étude des psaumes de la Bible Essénienne, il entre en relation directe avec l’Esprit de ces manifestations et donc en relation plus intime avec Dieu, car ils ne sont au final que des émanations de l’Éternel Je Suis.
La Bible Essénienne regroupe 1158 psaumes transmis aux Esséniens par les quatre Archanges aux solstices et aux équinoxes lors de la grande célébration de la Ronde des Archanges.
En pratiquant les cultes et les rites sacrés, l’Essénien appelle les bons esprits en lui, et se relie aux anges qui sont les vertus. Car il est certain que les Esséniens croient aux anges et la pratique essénienne repose essentiellement sur le travail avec ces vertus, comme la sagesse, l’harmonie, ou encore l’amour.
Nous retrouvons alors 12 anges principaux, le collier de Gabriel, appelés également les anges Père. Y sont associés 12 anges Fils, ce qui fait au total 144 vertus. C’est le zodiaque des anges.
Les vertus sont une valeur sûre sur le chemin. Dans un monde où tout semble en désordre, et où l’homme ne sait plus vers quoi se tourner pour retrouver le chemin vers Dieu, il est un chemin universel qui ne peut te perdre, c’est de renouer un contact tangible et vivant avec les vertus.
Les vertus, lorsqu’elles sont pures et non teintées de la personnalité de l’homme, sont une manifestation du Père. Elles sont Lui. Et vivre avec les vertus, c’est vivre avec la Lumière.
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés Fils de Dieu », disait le maître Jésus.
Ainsi, la paix est l’un des aspects du Père et l’ange de la paix en est sa manifestation. En s’unissant consciemment à l’ange de la paix, l’homme entre dans un monde d’éternité. Car il est une porte. Un passage. Une boussole.
Pour les Esséniens, tout est vivant, tout est animé d’esprits et d’intelligences. Il y a des esprits de la nature qui font vivre les forêts, les montagnes, les lacs, les océans. Mais aussi, l’ensemble des règnes de la création est une manifestation de l’Esprit.
De ce fait, les minéraux, les végétaux, les animaux, les hommes, les anges, les archanges et les Dieux sont donc, dans l’ordre présenté, la hiérarchie sacrée, et aucun règne n’est supérieur à un autre dans cette hiérarchie, chacun n’étant qu’une manifestation plus avancée sur le chemin de l’évolution.
Les Esséniens croient en la réincarnation et celle-ci n’a d’autre objectif que celui de l’évolution.
L’homme est à la croisée des mondes. Il est dans la hiérarchie, l’intermédiaire entre le royaume de la Mère : et donc des minéraux, des végétaux et des animaux, et celui du Père avec : les Anges, les Archanges et les Dieux.
Ainsi, si l’homme chute, tout le monde chute, et le ciel se ferme. L’homme a une place essentielle dans le monde. Il est doté d’un intellect avancé, et s’il est tourné vers le Père, alors tout s’harmonise, tout s’équilibre et tous les règnes sont bénis.
Si pour les Esséniens tout est vivant, il en est de même pour les mondes internes. Car ce qui est dehors est avant tout à l’intérieur de toi. Ainsi, les pensées sont vivantes, les états d’âme sont vivants, et tout comme une pensée peut te bénir, elle peut également te conduire en enfer. Comprenant cela, il est primordial pour les Esséniens de prendre conscience de ses pensées par l’observation de soi et la pratique de la méditation.
Bien qu’il existe une hiérarchie appelée les Dieux, cela ne signifie pas pour autant que les Esséniens croient en plusieurs Dieux. Bien évidemment qu’il existe plusieurs Dieux qui sont des intelligences régissant l’ordre cosmique, et cela constitue même toute une hiérarchie dans la cosmologie essénienne, mais l’Esprit demeure, dans l’Unité, le seul souverain et le Je présent en tous les êtres. C’est donc ainsi, par ces paroles, que Dieu s’exprima à Énoch, le premier homme à s’être relevé de la chute :
« Je te parle, sois en paix. Sache que je suis Dieu.
Je t’ai parlé quand tu es né. Je t’ai parlé à ton premier regard.
Je t’ai parlé à ton premier mot. Je t’ai parlé à ta première pensée.
Je t’ai parlé à ton premier amour. Je t’ai parlé à ton premier chant.
Je te parle par l’herbe des prés. Je te parle par les arbres des forêts.
Je te parle par les vallées et les collines. Je te parle par les montagnes sacrées.
Je te parle par la pluie et les orages. Je te parle par les vagues de la mer.
Je te parle par la rosée du matin. Je te parle par la paix du soir.
Je te parle par la splendeur du soleil. Je te parle par les étoiles brillantes.
Je te parle par l’orage et par les nuages. Je te parle par le tonnerre et la foudre.
Je te parle par le mystérieux arc-en-ciel.
Je te parlerai quand tu seras seul. Je te parlerai par la sagesse des anciens.
Je te parlerai à la fin des temps. Je te parlerai quand tu auras vu mes Anges.
Je te parlerai tout au long de l’éternité.
Je te parle, sois en paix. Sache que je suis Dieu. »